M. Yvan O'Reilly

Résident de J.A. DeSève

M. Yvan O’Reilly habite la résidence de la Maison du Père. Son histoire est celle de nombreux autres résidents: une histoire de résilience. M. O’Reilly est né dans une famille pauvre et a été pauvre toute sa vie. Son occupation déclarée: poète!

En 2020, le prix élevé des loyers l’oblige à demeurer dans un logement infesté de coquerelles et de punaises. « Y’en a partout, chez les pauvres », dit-il. À l’été, en pleine pandémie, il doit être hospitalisé pour une opération à la hanche. Mais, dès son retour à la maison, il est brutalement évincé de son logement. Après une courte recherche, il trouve un travailleur social qui lui offre une porte de sortie de sa difficile situation: il le dirige vers l’hébergement d’urgence de la Maison du Père.

« Moi, la Maison du Père, je la connaissais que par réputation. Je savais qu’elle s’occupait des hommes pauvres. C’est tout. Mais, c’était mieux que ce que je pensais. Pour moi, les pauvres, je croyais qu’on ne s’en occupait pas vraiment. Mais ici, on s’occupe de nous, tout en respectant notre dignité. Ça c’est très important pour moi: la dignité. On doit se respecter. J’ai été très bien accueilli. J’ai trouvé ça rapide. Ça m’a surpris: on a de très bon repas. Tout est propre. » Il apprécie aussi les règlements, qu’il juge raisonnables.

Dès la première semaine de séjour, on lui offre de prendre un logement à la résidence. Il accepte, et emménage deux mois plus tard. En plus du respect, il trouve à la résidence une autre chose essentielle: la sécurité. Les détails importent peu. Il n’a plus de soucis matériels. On s’occupe de ses rendez-vous médicaux, de ses impôts et de son courrier. Enfin, les ennuis sont derrière lui.