Résident de la Maison Wolfe

Michel

N'a pas choisi
d'être sans-abri.

Je suis arrivé à la Maison du Père au début de juin 2014. J'ai utilisé le service du Refuge où j’ai fait des tâches quotidiennes du
matin comme enlever les draps et remettre des draps propres dans les dortoirs, nettoyer les toilettes, balayer et laver les planchers, afin d'éviter de retourner dans la rue en quittant la Maison du Père à chaque matin après le déjeuner. 

 

À la mi-août, je devais commencer une mise à niveau en arithmétique au Centre de Formation Professionnel Paul Gérin-Lajoie, à Vaudreuil-Dorion, pour un DEP de 2 ans, en conduite de procédés des traitements des eaux. Les préparatifs pour ces cours ayant été fait avant même mon entrée à la Maison du Père, une intervenante du service du Refuge m'avait accommodé pour des lunchs et des heures d'entrées spéciales.

Malheureusement, au début des cours, j'ai tout annulé. Je manquais de concentration et certaines choses dans ma vie personnelle n’étaient pas réglées. Pourtant, tout cela me tenait vraiment à cœur puisque j'ai travaillé comme journalier dans une usine qui est spécialisée en produits chimiques du traitement de l'eau pendant 8 ans et 9 mois. De devenir opérateur d'usine d'épuration en traitement des eaux était un rêve d'enfance.

Par la suite, j'ai utilisé le service du Transit qui me donnait une certaine stabilité dans ma vie personnelle.

Après une réflexion de 5 mois, j'ai décidé de retourner sur le marché du travail, car le fait de ne rien faire est très mauvais pour moi.

J'ai construit mon CV à l'aide des ordinateurs disponibles à cet effet, à la Maison du Père. Et puisque je ne savais pas comment envoyer un CV par Internet, j'ai pris un cours d'informatique offert par un bénévole de la Maison.

J’ai également pu profiter, bien sûr, de la connaissance de plusieurs intervenants, ainsi que de l'excellent service d'employabilité.

 

Tout cela n'est pas en vain car au mois de février 2015, j'ai reçu deux offres d'emploi en deux jours. J'ai choisi le moins offrant au salaire, car l'apprentissage du fonctionnement de plusieurs machines m'intéressait d’avantage. De plus, ils offraient des augmentation de salaire à tous les trois mois.

Après une semaine de travail j'ai commencé à avoir des engourdissement aux cuisses, surtout à ma jambe gauche. Comme ça devenait de plus en plus douloureux, j'ai consulté une médecin en clinique qui m'avait dit que c'était probablement une hernie discale. Elle voulait m'émettre un arrêt de travail que j'ai refusé après ma première semaine de travail. J'ai continué à travailler 3 semaines de plus jusqu'à ce que je ne sois plus capable de rester debout. Après un diagnostic d'imagerie médicale,  j’ai appris qu’une sténose foraminale, en était la cause.

Je suis en attente de voir un physiatre. Entre-temps, puisque l’inactivité est pour moi un ennemi, un intervenant m'a suggéré de m'impliquer bénévolement pour maintenir ma motivation. Nous sommes descendus à la cafétéria et il y avait quelques personnes qui étiquetaient des enveloppes près des bureaux de la Fondation de la Maison du Père. Parfait pour moi, puisque le travail est fait assis. J'ai donc pris la décision volontairement de m'y impliquer. Alors à chaque fois qu'il y a des enveloppes à faire je suis là.

 

Je demeure à la Maison Wolfe depuis 2 ans et je profite du service de fiducie depuis mon entrée à le Maison du Père.

 
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